Temps de cuisson d’un œuf dur

Le temps de cuisson d’un œuf dur est généralement estimé à 10mn. Bien que cela puisse sembler évident et facile, mieux vaut suivre quelques règles pour un résultat parfait. Vous pourrez ainsi déguster des œufs durs encore plus savoureux.

  • Utilisez de préférence des œufs ayant plusieurs jours, il seront plus faciles à peler.
  • Mettre les œufs froids dans une casserole et les recouvrir d’eau froide. Idéalement les laisser dans l’eau froide pendant une dizaine de minutes.
  • Couvrir la casserole et porter rapidement l’eau à ébullition à feu vif, puis retirer immédiatement du feu pour arrêter l’ébullition.
  • Laisser reposer les œufs, couverts, pendant 10 minutes. Ce temps peut légèrement varier en fonction du calibre de l’œuf.
  • Egoutter et rincer immédiatement à l’eau froide afin d’éviter la formation d’un anneau vert autour des jaunes.
  • Pour peler les œufs durs vous pouvez les tapoter délicatement sur le plan de travail pour briser la coquille et les rouler entre les mains pour la décoller. Ensuite commencez à écaler par le gros bout. Vous pouvez les tremper dans un bol d’eau pour faciliter le retrait de la coquille.

Astuce: pour savoir si un œuf est cuit dur, faites-le tourner sur lui-même. S’il tourne, c’est un œuf cuit dur ! 😉

Le temps de cuisson d'un œuf dur n'est pas un critère suffisant pour déguster des œufs savoureux.
Le temps de cuisson d’un œuf dur n’est pas un critère suffisant pour déguster des œufs savoureux.

Des nouvelles du rucher

Désolé, cela fait longtemps que je n’ai pas communiqué, trop longtemps.. bien sûr les proches suivent nos aventures, mais vous qui êtes plus loin ne savez pas. Je n’avais tout simplement pas le cœur à parler.

En 2018, après un énorme investissement personnel et financier j’ai réussi à monter un cheptel de 50 ruches et à préparer 50 ruches supplémentaires en anticipation de la saison suivante. Tout allait bien mais malheureusement le destin en a décidé autrement. A la sortie de l’hiver 2019 seules 5 ruches ont survécu.. pourquoi ? je n’ai pas de réponses précises, les traitements étaient fait, elles avaient des réserves de miel, elles étaient assez fortes pour passer l’hiver. Je pense que la raison est multifactorielle: avec les cultures et les fauches précoces il y a un manque évident de fleurs et de diversité, les épandages et les acariens fragilisent les abeilles, les hivers doux favorisent les sorties et épuisent les abeilles avant même l’arrivée des beaux jours. Parmi les solutions possibles :

  • transhumer les ruches sur l’acacia, le châtaigner, les lavandes mais ça implique des investissements, des frais de transport et ça engendre de la pollution
  • nourrir massivement au sucre pendant les périodes de disette, c’est à dire une bonne partie de l’année, mais on marche sur la tête; les abeilles ne sont pas faites pour se nourrir de ces types de sucre et au final on consomme plus de sucre que ce que produisent les abeilles en miel..
  • avoir en permanence autant d’essaims que de ruches en production en élevant des reines au picking, méthode qui consiste à prélever des larves manuellement et forcer l’élevage en tant que reines par une ruche préalablement orphelinée. 

On est loin de l’idée que je me faisais de l’apiculture 🙁 🙁

Dur constat, mais une envie intacte de pratiquer une agriculture à taille humaine et respectueuse de l’environnement, alors comment rebondir ?

Le Rucher Des Carcaris c’est un projet d’apiculture mais également une micro-ferme en recherche d’autonomie. On y élève des cochons, des poules et on y cultive quelques fruits et légumes, le tout pour notre consommation personnelle, Après une remise en question on s’est dit avec ma compagne Sarah qu’au lieu de tout miser sur l’apiculture on pourrait diversifier notre offre et proposer des œufs bio de poules élevées en plein air sur notre terrain.

Aussi tôt dit aussi tôt fait, nous voilà lancé dans la construction d’un poulailler 4 étoiles pour nos futures poulettes. Le début de l’activité est prévu courant du mois de Mars (2020) pour une petite production en attendant de trouver le foncier nécessaire pour se développer.

Allé promis, je vous tiens au courant très vite !

Le temps des essaims

prairie fleurie

Au printemps c’est le temps des essaims.

L’essaimage est le mode naturel de reproduction des abeilles. Une grande partie des butineuses quitte la ruche avec la reine pour former une nouvelle colonie, autre part.

Seules les jeunes abeilles restent dans la ruche, avec des réserves de miel, du couvain et quelques cellules royales qui donneront bientôt naissance à de nouvelles reines. La première d’entre elles qui naît, tue généralement toutes les autres directement dans leur cellule. En effet il ne peut y avoir qu’une seule reine par colonie. Mais parfois lorsque les colonies sont très populeuses, les abeilles protègent ces jeunes reines afin d’essaimer encore une ou deux fois, vidant ainsi la ruche de la quasi-totalité de ses occupantes.

C’est évidemment un coup dur pour l’apiculteur qui voit la future récolte réduite à néant par manque de butineuses.. 🙁

Pour y remédier, je prélève généralement dans les ruches les plus fortes, quelques cadres de miel et de couvain. Je créé ainsi de nouveaux essaims dans lesquels les jeunes abeilles élèvent une reine. Chaque essaim se transforme alors en une nouvelle colonie.

Beaucoup de mes ruches ont essaimé cette année avant même que je puisse intervenir. En cause, le climat changeant et rude en montagne. Il a fait beau au début du printemps et même très chaud en Avril. Les ruches se sont développées rapidement, jusque là tout allait bien. Malheureusement, mais comme souvent, s’en est suivi début Mai une période de froid , avec pluie, neige et des températures comprises entre 0° et 10°.

Avec un temps pareil il est impossible d’ouvrir les ruches, mais à l’intérieur les naissances continuent à un rythme soutenu et les abeilles cloîtrées se retrouvent rapidement en surnombre. La reine n’a plus de place pour pondre et elle donne le signal de départ..

J’ai passé des journées assez stressantes à grimper parfois très haut dans les arbres pour récupérer des grappes d’abeilles et les remettre en ruche.

J’en profite pour remercier mon ami Raph. Grâce a ses talents d’élagueur grimpeur et à son équipement, nous avons pu réaliser ces opérations périlleuses en toute sécurité 🙂

essaim dans un arbre
Ci-dessus un énorme essaim perché à plus de 12 mètres.

J’en profite également pour remercier les personnes qui m’ont contacté le weekend dernier pour récupérer des essaims qui s’étaient logés derrière les volets d’une maison. Grâce à eux j’ai pu récupérer deux magnifiques essaims. L’un d’eux venait probablement d’essaimer depuis peu, il n’avait pas encore bâti de rayon de cire. L’autre par contre devait être là depuis un moment car il était composé de plusieurs rayons !

essaim derriere fenetre récupération d'essaim photo essaim derriere volet de fenêtre

Dès que le temps l’a permis, j’ai également divisé certaines des ruches avant qu’elles ne partent d’elles-même.

La mauvaise nouvelle dans tout ça, c’est que la récolte de miel de printemps sera plus faible que prévu, rassurez-vous j’ai quand même quelques hausses bien remplies 🙂

La bonne nouvelle, c’est qu’entre les essaims rattrapés et les divisions j’ai considérablement agrandi mon cheptel et je dépasse ainsi largement l’objectif  fixé initialement !

nouveaux essaims
La pouponnière avec tous les nouveaux essaims

A bientôt !

 

 

Nouvelles du Rucher et livraison des ruches

Il est temps de vous donner des nouvelles du Rucher des Carcaris ! je vous fais un bilan des pertes hivernales, de la livraison des ruches, des premiers essaims et du départ de la saison.

Bilan des pertes hivernales

Au printemps on fait le bilan des pertes hivernales et c’est l’angoisse pour tout les apiculteurs. Cette année j’ai perdu 6 ruches sur 16, soit 37%… c’est énorme. Je ne suis pas le seul à faire ce constat, des collègues beaucoup plus expérimentés ont subi des pertes encore plus conséquentes. Malheureusement chaque année tant le nombre d’apiculteurs que le nombre de ruches impactés sont en augmentation, ce qui nous oblige à produire toujours plus d’essaims. Et ça n’a rien à voir avec les pratiques ou l’expérience comme certains voudraient nous le faire croire. Pesticides, monocultures, fauchages précoces sont autant de facteurs qui fragilisent nos colonies. L’environnement des ruchers est en cause ça ne fait aucun doute. Par exemple, sur un rucher de 6 ruches, 4 ruches sont mortes (soit 66%) sans aucune raison apparente si ce n’est qu’elles étaient à proximité des grandes cultures céréalières et d’élevages. Mais sur l’autre emplacement de 12 ruches situé dans une zone plus naturelle, seules 2 sont mortes par ma faute. J’avais oublié de poser les portes à l’entrée des ruches  et des rongeurs s’y sont installés, dérangeant et fragilisant les grappes d’abeilles pendant les longs mois d’hiver.

C’est pour ces raisons que je privilégie des emplacements loin dans les bois et les alpages, mais ce ne sera pas suffisant, il faut que certaines pratiques agricoles changent.

Livraison des ruches

Comme prévu dans mon plan de développement j’ai reçu les 25 premieres ruches pour accueillir d’une part les 15 essaims hivernés commandés et d’autre part pour les premières divisions de ruches qui se feront d’ici peu. Il a fallu s’activer pour monter la quincaillerie, pour enduire les ruches à l’huile de lin et les protéger de la rudesse du climat. Il a aussi fallu mettre en place le nouveau rucher, de quoi bien commencer la saison ! 🙂

palette de livraison des ruches

installation du nouveau rucher

Premiers essaims

Je suis allé récupérer les 12 premiers essaims il y a quelques jours, ils sont magnifiques ! 6 cadres remplis de couvain, autant dire que ça se bouscule à l’entrée des ruches. Je les ai installé sur le nouvel emplacement, un endroit vraiment super à l’ombre des frênes et des noisetiers tout proche du ruisseau. Elles n’ont pas à aller bien loin pour trouver le pollen, le nectar et l’eau dont elles ont besoin. Il faut maintenant les laisser se développer pour en faire des ruches de production, avec le beau temps ça devrait aller vite. Il faudrait que ces essaims servent pour faire de nouveaux essaims et qu’ils produisent aussi un peu de miel, je croise les doigts pour avoir une belle saison pleine de fleurs.

récupération des essaims hivernés
nouveau rucher

C’est le printemps !

La saison a commencé, après un hiver interminable le soleil est enfin au rendez-vous pour le plus grand bonheur de tous. En montagne la saison est plus tardive qu’en plaine, selon l’altitude les premières fleurs font à peine leur apparition mais les abeilles s’affairent déjà, le pollen rentre à tout va ! j’ai même commencé à poser quelques hausses sur les ruches les plus fortes, avec une feuille de papier journal toutefois, pour laisser aux abeilles le soin de choisir le moment opportun d’y monter le miel, ça me rend Happy-Culteur 🙂

Bzzzzzzzz