Le temps des essaims

Au printemps c’est le temps des essaims.

L’essaimage est le mode naturel de reproduction des abeilles. Une grande partie des butineuses quitte la ruche avec la reine pour former une nouvelle colonie, autre part.

Seules les jeunes abeilles restent dans la ruche, avec des réserves de miel, du couvain et quelques cellules royales qui donneront bientôt naissance à de nouvelles reines. La première d’entre elles qui naît, tue généralement toutes les autres directement dans leur cellule. En effet il ne peut y avoir qu’une seule reine par colonie. Mais parfois lorsque les colonies sont très populeuses, les abeilles protègent ces jeunes reines afin d’essaimer encore une ou deux fois, vidant ainsi la ruche de la quasi-totalité de ses occupantes.

C’est évidemment un coup dur pour l’apiculteur qui voit la future récolte réduite à néant par manque de butineuses.. 🙁

Pour y remédier, je prélève généralement dans les ruches les plus fortes, quelques cadres de miel et de couvain. Je créé ainsi de nouveaux essaims dans lesquels les jeunes abeilles élèvent une reine. Chaque essaim se transforme alors en une nouvelle colonie.

Beaucoup de mes ruches ont essaimé cette année avant même que je puisse intervenir. En cause, le climat changeant et rude en montagne. Il a fait beau au début du printemps et même très chaud en Avril. Les ruches se sont développées rapidement, jusque là tout allait bien. Malheureusement, mais comme souvent, s’en est suivi début Mai une période de froid , avec pluie, neige et des températures comprises entre 0° et 10°.

Avec un temps pareil il est impossible d’ouvrir les ruches, mais à l’intérieur les naissances continuent à un rythme soutenu et les abeilles cloîtrées se retrouvent rapidement en surnombre. La reine n’a plus de place pour pondre et elle donne le signal de départ..

J’ai passé des journées assez stressantes à grimper parfois très haut dans les arbres pour récupérer des grappes d’abeilles et les remettre en ruche.

J’en profite pour remercier mon ami Raph. Grâce a ses talents d’élagueur grimpeur et à son équipement, nous avons pu réaliser ces opérations périlleuses en toute sécurité 🙂

essaim dans un arbre
Ci-dessus un énorme essaim perché à plus de 12 mètres.

J’en profite également pour remercier les personnes qui m’ont contacté le weekend dernier pour récupérer des essaims qui s’étaient logés derrière les volets d’une maison. Grâce à eux j’ai pu récupérer deux magnifiques essaims. L’un d’eux venait probablement d’essaimer depuis peu, il n’avait pas encore bâti de rayon de cire. L’autre par contre devait être là depuis un moment car il était composé de plusieurs rayons !

essaim derriere fenetre récupération d'essaim photo essaim derriere volet de fenêtre

Dès que le temps l’a permis, j’ai également divisé certaines des ruches avant qu’elles ne partent d’elles-même.

La mauvaise nouvelle dans tout ça, c’est que la récolte de miel de printemps sera plus faible que prévu, rassurez-vous j’ai quand même quelques hausses bien remplies 🙂

La bonne nouvelle, c’est qu’entre les essaims rattrapés et les divisions j’ai considérablement agrandi mon cheptel et je dépasse ainsi largement l’objectif  fixé initialement !

nouveaux essaims
La pouponnière avec tous les nouveaux essaims

A bientôt !

 

 

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